Même si je voulais écrire sur un autre sujet, j'en serais totalement incapable. Je suis obsédée, depuis maintenant quelques semaines, par ce sujet qui me siphonne toute mon énergie et qui mine mon moral. Alors, d'avance, je m'excuse pour le ton dans lequel ce billet sera écrit. Toute ma merveilleuse histoire à commencé quand je suis revenue vivre à NoWhere Ville, après ma séparation d'avec mon ex. J'étais sur le chômage durant cette période alors, je suis revenue chez Maman, à 24 ans. On va passer l'éponge sur la blessure à l'orgueil qui s'est ajoutée à celle du cœur. Même si moi j'étais pas tant dans l'état d'esprit de me botter les fesses, les dettes elles ne connaissent pas de période de "deuil" et ont continué de rentrer au poste. Me voilà donc dans l'obligation de partir à la recherche d'un emploi dans un endroit où l'emploi saisonnier est roi.
Mon attention est attirée par une offre d'emploi où ils parlent d'un salaire de 50000$ la première année. Et me voilà embarquée dans le fabuleux processus de sélection de cette extraordinaire compagnie d'assurance dont je tairai le nom pour l'instant. Tout de suite au départ (je vous épargne les détails), je me suis endettée de 1500$; pour la formation à Boucherville, l'hébergement, la nourriture, l'essence et le permis de "Conseiller en Sécurité Financière". Et ça, c'est sans parler de ma voiture qui se décide à briser à l'autre bout du monde.
De retour à NoWhere Ville, après trop longtemps, je me dis qu'il me reste toujours 48 500$ de salaire en bout de ligne, donc un faible investissement! Si j'avais su… En bout de ligne, j'ai du payer pour travailler. Je ne faisais pas que du renouvellement d'assurance, comme on m'avait dit! NON! À ce rythme là, en renouvellement seulement, je faisais dans les 100$ semaine, pour au-delà de 60 heures de travail. Il fallait, comble de malheur, que je me plonge dans la vente au PORTE À PORTE. No way! Pas moi! J'ai essayé… Mais c'était déprimant au-delà des mots… Alors, en me retrouvant à payer pour travailler parce que les dépenses, elles sont remboursables à l'autre bout de l'année, je me suis retrouvée à accumuler des dettes de façon impossible. Si je ne faisais pas de salaire, les factures, je ne pouvais pas plus les payer.
Et c'est pas maintenant, avec un gros 9.50$ de l'heure, 32 heures semaine que ça s'améliore. Alors maintenant, je n'ose même plus regarder dans la boite aux lettres, de peur de retrouver un autre avis de recouvrement ou une lettre d'avocat pour me tordre un peu plus le bras. J'essaie de voir la lumière au bout du tunnel. Oui je vous écoute quand vous me dites qu'il y a toujours une solution. Mais aujourd'hui, avec 2.92$ dans mon compte jusqu'à jeudi prochain, votre solution… J'la voie VRAIMENT PAS, même si je voudrais tant la voir…
Et c'est dans cet état d'esprit, à deux cheveux de tous me les arracher de sur la tête (les cheveux) que je me pousse du travail, en allant travailler mon jeu d'acteur, en prétendant que tout va bien, dans le meilleur des mondes. Je vais rejoindre Nam… J'ai désespérément besoin d'un câlin, question de croire pour 2 minutes encore, que ma situation est pas désespérée…
5 commentaires:
La dure réalité de notre système économique c'est que l'on doit être autonome. Autonome ça signifie de s'arranger avec ce que l'on a. Triste constat: être cassée c'est long et platte en tab... Tu peux consommer selon tes revenus et même laver ton crédit pour jouir un peu plus tout de suite et un peu moins plus tard. C'est le système, faut faire avec.
Oh Marchello, t'es dur!
Moi j'dis: sors les $2,92 de ton compte et va t'acheter un ticket de lotterie.... Ca tomberait bien si tu gagnais!
Seul commentaire: Pourquoi dire tout ça ici. Par manque d'attention, besoin d'être prise en pitié, besoin de se sentir apprécié, d'être le centre de tout?
Sinon, pourquoi étaler sa vie au grand publique de cette façon?
Si Clio disait que j'étais dur, l'Anonyme est indescriptible. Myshaëlle, chu pas sur que t'écris ça de même, c'est une très belle tranche de vie que tu nous partage. Rien à voir avec la pitié ou le besoin d'attention. Plein de gens vive cette situation, après l'épuisement du chomage c'est la misère de l'adaptation. Temporaire mais réel et difficile à vivre. Ceux qui n'y voit que de l'apitoiement c'est qu'ils n'ont probablement jamais vécu. Des culs bénis. C'est très généreux d'en parler. Bravo.
Marchello, encore une fois, Merci! J'apprécie de voir que certaines personnes comprennent ce que j'écris.
Clio: Pas mauvaise ton idée! Je devrais peut-être essayer même si je n'ai jamais été très chanceuse à la loto mais qui sait!
Anonyme: Chanceux(se) va! Mon dernier post t'es dédié!
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