vendredi 9 février 2007

Le temps [10 Mars 2006]


La vie n'est que poussière
Chaque seconde passe et disparaît pour ne jamais revenir
Chaque instant s'évanouit dans le néant du passé
Chaque moment s'enfuit sans laisser de traces
Ou si peu

Que de vagues souvenirs
Petites marques laissés dans le dédale de la mémoire humaine
Petite ride infime sur le visage de l'homme
Qui laissera voir avec le temps tout le sillage de la vie passée
Et tout ça n'aura commencé que par une vague empreinte

Le calvaire de la vie
Que de voir tout ce temps passer sans pouvoir le retenir
De voir ces moments glisser entre nos doigts
Ne pouvant retenir ne serais-ce qu'une étincelle
Qui saurait nous garder au chaud lorsque la mémoire defaillera

Persécution du temps
De se remémorer nos erreurs du passé
De vivre de spéculations, de regrets, de remords
D'espoirs conservés en vain et d'envies d'autre chose
De pouvoir tout changer de recommencer ce temps révolu à jamais

Torture infiniment douce
Que le souvenir des yeux de celui ou celle qu'on aimait
Se posant doucement sur soi avec tout le poid de l'amour éternel
Infiniment salvatrice cette faculté qui avec le temps
Définitivement, Oublie.

Que vaut-il mieux préférer?
Le souvenir de l'amour
Ou l'amertume du manque d'amour?
Entre ces deux opposés, lequel saura le plus nous marquer?
L'absence... Ou l'omniprésence?
[Merci à Shimoda7 pour l'image]

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