
Tout le monde connait ça non? Invention du Diable lui-même, s'il existe. Le principe du jeu est très simple; on dit quelque chose à quelqu'un, qui le répette à un autre, à un autre, et un autre et ainsi de suite. Amusez-vous à comparer la phrase de départ et la version finale; de quoi en tomber sur le cul. Ca n'a plus aucun lien quelconque! Ca peut parfois être drôle, quand on est à la maternelle, par exemple. Mais rendu à mon âge, honnêtement, trouvez autre chose parce que c'est passé date depuis longtemps.
Il y a quelque chose à considérer dans ce foutu "jeu" stupide; une phrase peut être dite de 10 façons différentes, avec exactement les mêmes mots. "Il pleut dehors" par exemple. On peut le dire en étant épatté, enragé ou triste. Mais ça n'aura pas la même signification tout dépendament de quelle façon c'est dit. J'ai été victime de cette connerie aujourd'hui à l'école. Voici l'histoire pathétique de mon après-midi...
Je dis depuis le début que j'hallucine sur mon cours, que je m'amuse comme une folle, que j'apprends vite, que je performe bien. Bref, que je prends mon pied. En plus, j'ai dit que j'adorais les filles avec qui je suis ce fameux cours. Bon, il serait faux de dire qu'elles sont toutes mes meilleures amies; quelques-unes sont "privilégiées" disons et sont vraiment devenues des amies. D'autres sont simplement des compagnes de classe et ça n'ira jamais plus loin. Tout de suite au début de l'année scolaire, de petits groupes se sont formés. Il y a Véro qui est assise à côté de moi, S & M-È qui sont assise directement devant nous, M-É, J, Van & A-A assise à l'avant de la classe (en plus de quelques autres mais celles-ci sont directement impliquées dans la pathétique histoire de mon après-midi). Nous nous entendons toutes très bien ensemble, enfin, règle générale.
M-È & S sont assises devant moi en classe, comme je le disais tout à l'heure. À part cette semaine ou elles pratiquaient la feinte du sommeil sur la table à dessin, elles sont toujours des boules d'énergie brute, toujours en train de parler, de bouger, de rire, de niaiser. Du genre pas désagréable et contagieux qui fait rire tout le monde et donne un break pendant un bout de théorie ou on a tous envie de s'arracher les cheveux de sur la tête. En atelier, c'est 10 fois pire. Il n'y a pas vraiment de restriction. D'autant plus qu'avec la prof actuelle, qui est plutôt zen et cool, il n'y a vraiment AUCUN stress en atelier; faites ce que vous voulez, tant que vous fonctionnez, c'est ce qui compte. Depuis 2 semaines (je crois), on travaille sur une maquette. M-È & S sont assise à la même table, pas trop loin ni trop proche de la notre mais juste assez pour qu'en entende tout ce qui se passe, tout ce qui se dit, ou plutôt, tout ce qui se chante... Parce que, fidèles à elles-mêmes, boules d'énergie qu'elles sont, elles passent leur temps à rire, à chanter, à danser même... Et ça mets de la vie dans la classe, ça réveille... Sauf qu'aujourd'hui...
M-È & S étaient en classe au lieu d'être en atelier pour finaliser quelque chose tandis qu'une bonne majorité d'entre-nous étions en train de finaliser notre maquette en atelier. La prof zen vient nous voir et nous dit, tout simplement "C'est donc ben calme aujourd'hui?!?" et moi de rétorquer, tout simplement, sourire aux lèvres "C'est normal, M-È est pas là pour chanter avec Steph!" et tout le monde de rire, parce que c'est vrai que quand elle est là, c'est pas pareil PANTOUTE! Je ne vous ré-expliquerai pas encore pourquoi, je crois que c'est déjà assez clair comme ça.
Vous me direz si j'ai tort mais je ne crois pas avoir rien dit de mal. À la limite, j'irais même jusqu'à dire que je lui ai fait un compliment sous-entendu, comme de quoi c'est trop calme et platte quand elle est pas avec nous. Mais... Le putain de jeu du téléphone, vous vous souvenez? C'est là qu'il embarque! C'est l'heure de la pause; on sort dehors question de prendre un bol d'air, manger une bouchée, fumer un cigarette, alouette. Et M-È & S sortent aussi. Véro, Vane, M-É, A-A sont avec moi et étaient avec moi en classe, aux mêmes tables en atelier quand j'ai répondu au prof cool. Je regarde M-È qui à l'air d'enrager, d'être en beau cr*ss pour une raison que je ne saisis pas encore. Et de l'entendre dire bien fort, enragée, pour être sûre que je l'entend: "Ca l'air que c'est calme en classe quand j'suis pas là..." en sous-entendant qu'elle fait le bordel en classe, qu'elle dérange ou je ne sais trop quoi... Et de s'en aller, enragée après m'avoir jetté un regard assassin.
Woah là! Y'as quelqu'un qui peut me dire ce que j'ai manqué, parce que honnêtement, les morceaux s'emboitent pas tant pour moi. Abassourdissement total! Je parle à S, son inséparable et elle me dit qu'elle est fâchée. Et moi de lui expliquer, entourée de mes camarades (et témoins) d'atelier que c'était une joke, absolument rien de méchant. Elle se contente de hausser les épaules, impuissante. Bon! Comme si j'avais besoin de ça aujourd'hui!...
Un malentendu, c'est tel que tel. C'est sensé pouvoir s'arranger d'autant plus que je considère n'avoir absolument rien à me reprocher. Je me lève, pleine de bonne volonté et pars à la recherche de M-È, question de lui expliquer EXACTEMENT ce qui s'est passé. Je l'aime bien la p'tite, pas envie qu'elle soit fâchée contre moi pour des conneries qui ne font aucun sens. Imbécile que je suis, je me fais un scénario ou je me vois lui raconter ce qui s'est vraiment passé, ce qui s'est dit et surtout COMMENT ça s'est dit et qu'on en rirait, tous ensemble après! Surtout que je sais pertinament que si elle avait été en classe avec nous au moment ou je l'ai dit, elle aurait été la première à en rire et à en rajouter! Hahaha! Qu'elle est bonne ma joke! Le scénario était parfait sauf que c'était sans compter sur la fameuse coopération de l'actrice de soutien, M-È elle-même qui s'était fait un tout autre scénario en tête.
Round 1: "M-È, j'pourrais te parler?". Attitude relax, pas de stress, très cool. Presque contente en réalité. Assise avec tout le monde, question de prouver hors de tout doute que j'ai rien à cacher et que tout le monde est déjà au courant anyway...
Round 2: Crochet de la droite; M-È veut rien savoir de me parler; elle voit rouge et refuse de venir s'asseoir proche de moi. J'ai la peste tout d'un coup! Eh ben!
Round 3: "Je veux juste te dire ce qui s'est vraiment passé, c'que j'ai vraiment dit!" Là, j'la trouve moins drôle la petite joke. VRAIMENT moins drôle. Les premières secondes, ça va. Mais là, ça s'éloigne vraiment trop de mon scénario original... Ca dérape d'applomb!
Round 4: Uppercut solide sous la mâchoire: M-È me dit clairement qu'elle doit se tourner la langue 7 fois en bouche avant de parler parce que elle aussi en aurait bien des bitcheries à dire sur moi.
WOAH! On peut peser sur pause et repasser la scène encore une fois svp? J'ai du en ratter un bout, parce que là, c'est moi qui commence sérieusement à voir rouge. J'ai pas répliqué, trop soufflée que j'étais de constater qu'une fille que je considère comme une amie à apparament plein de chose à me dire (qui semblent ne pas être forcément agréables puisqu'elle les classe dans la catégorie bitcheries) et n'en a pas encore glissé un mot depuis le début des classes, soit presque 2 mois auparavant. J'ai déjà dit que je déteste l'hypocrisie non? Ca me fout en rogne de voir le chat sortir du sac au moment ou on s'y attend le moins.
Mon repentir (même s'il n'avait pas lieu d'être), mes explications, on me les a rejettées au visage aujourd'hui parce que quelqu'un à usé d'un téléphone avec défaut de fabrication. Au lieu d'une bonne claque dans le dos, c'est dans la face que je l'ai eue. Au lieu d'en rire et de se moquer...
Invention de Satan, le putain de jeu du téléphone. Vous en doutez? Testez-le, vous verrez bien!
PS: Attention aux domages colatéraux. Ils peuvent fesser...
2 commentaires:
Snif snif, il était vraiment bizer le téléphone
Je sais que tu as rien fais pour mal faire et je te souhaite que ca se regle vite vite vite
Primo : Chapeau pour ton texte, tu étais déjà bonne mais la , OUF! Le poil nous drousse comme on dis :P
Secundo : J'me permet de te livrer mon opinion auquel tu pourra en faire que bon te semblera. L'amitier, c'est une aventure continue ou l'on croit, trop souvent naivement, que le voyage sera uniquement merveilleux, sans nuage. Et pourtant, nul été de ces orages qui nous chapaude sans vergogne, nous n'aurions point appris à nous mettre à l'abris de la pluie ou encore nous couvrir du froid. Qui plus est, la nature humaine se veut etre solidaire devant l'adversité, duquel je croit s'écoule l'essence meme de l'amitié. Et lorsque les nuages s'enfuit, à défaut de forger une amitié plus solide, c'est nous qui prenons alors une lecon de vie.
P.S. : J'adore ton style d'éciture...
Publier un commentaire