J’ai déjà dit que je détestais l’hypocrisie ? Il me semble bien que oui. Mais ça n’a pas changé, alors… Je travaille pour une entreprise d’hypocrites. Mon patron l’est et je viens d’apprendre à mes dépends que ma supérieure l’est aussi. J’explique…Ce matin, à mon réveil, après avoir fait tous mes petits trucs personnels, je vais faire un tour sur l’ordinateur avant d’aller travailler. J’ai un message sur MSN ; une connaissance m’envoie un lien vers une page web. Par curiosité, je vais voir ; c’est une offre d’emploi. Je regarde encore… C’est une offre d’emploi ici, à l’Auberge. Mais encore… C’est une offre pour MON chiffre. Donc, ils offrent mon emploi. Entrée en fonction ? 20 Mars. Hmmm ?
Tiens donc… Je me sens soudainement envahie par ce sentiment bien connu de frustration que j’arrive à peine à contenir. Qu’est-ce que je fais ? Dans ma tête, il y a plein de scénarios qui s’offrent à moi. Voyez-vous, je suis de nature plutôt pacifique. Mais, quelque part au fond de moi, il y a un petit démon, bien caché dans l’ombre et qui n’attend que le moment propice de se montrer. Quand on m’en donne la chance, quand c’est possible sans être gratuit, j’aime être méchante. J’ai la langue acérée, l’esprit vif et le mot… cruel.
Je ne suis pas violente. J’ai 25 ans ; je ne me suis jamais battue (sauf avec ma petite sœur mais ça, c’est autre chose et c’est normal !). Je n’aime pas la violence physique. Et de toute façon, j’ai pas tant la shape pour écœurer personne. J’ai beau faire 5’10’’, je fais pas peur pour autant ! Donc, pour compenser, j’ai appris à maîtriser l’art des mots; autant ceux agréables que ceux amers et blessants. Je me suis aperçue, au fil du temps, que les blessures psychologiques laissent des marques beaucoup plus profondes et durables que celle d’un poing sur la gueule.
En réalité, j’en ai rarement usé. J’en ai souvent eu envie mais… Je ne suis pas cruelle. Je voudrais l’être, parfois. J’ai l’impression des fois que les gens souhaitent que je sois méchante envers eux, par leurs paroles ou leurs gestes dégradants et rabaissants. Qu’ils me supplient de leur faire payer leur arrogance et leur " baveuserie " (tsé quand quelqu’un est VRAIMENT baveux envers nous ?). Comme mon boss l’autre jour... On aurait juré qu’il cherchait la chicane ! Mais j’ai besoin de mon salaire… Sinon, ça aurait été autre chose. Mais il y a toujours le petit ange sur mon épaule qui contrôle mes envies assassines et qui tempère mes ardeurs. La majorité du temps, je déverse mon fiel sur papier ou sur Internet. Vous avez pu le constater je présume…
En réalité, j’en ai rarement usé. J’en ai souvent eu envie mais… Je ne suis pas cruelle. Je voudrais l’être, parfois. J’ai l’impression des fois que les gens souhaitent que je sois méchante envers eux, par leurs paroles ou leurs gestes dégradants et rabaissants. Qu’ils me supplient de leur faire payer leur arrogance et leur " baveuserie " (tsé quand quelqu’un est VRAIMENT baveux envers nous ?). Comme mon boss l’autre jour... On aurait juré qu’il cherchait la chicane ! Mais j’ai besoin de mon salaire… Sinon, ça aurait été autre chose. Mais il y a toujours le petit ange sur mon épaule qui contrôle mes envies assassines et qui tempère mes ardeurs. La majorité du temps, je déverse mon fiel sur papier ou sur Internet. Vous avez pu le constater je présume…
J’aurais envie de ne pas avoir de restrictions. De ne pas avoir besoin de ma job, de ne pas me soucier de ce que les autres pensent de moi, de ne rien avoir à faire des ouï-dire qui viendraient forcément par me suivre par la suite. J’aimerais pouvoir, une seule fois dans ma vie, me vider le cœur sur quelqu’un qui le mérite vraiment. Rendre coup pour coup, parce que c’est mérité, parce que la personne à couru après, parce qu’elle l’a demandé, cherché. J’aimerais pouvoir voir l’effet de mes paroles sur quelqu’un ; voir le cœur se briser devant mes yeux, voir les larmes ruisseler, l’orgueil se réduire en miettes, l’estime prendre le bord. Bref, achever quelqu’un. Semer le doute éternel dans son esprit avec mes paroles qui vont s’insinuer et stagner pour de bon.
Être méchante, vraiment. Une seule fois… Il y a tant de gens qui le sont autour de nous et qui n’ont jamais eu et n’auront jamais le moindre semblant de remords. J’en ai tout le temps même si je ne suis que rarement " amère ". Je ne sais pas comment ils font. Moi, ça m’est totalement impossible. Alors, même si aujourd’hui je voulais remettre ma démission parce que j’étais sûre qu’on m’avait joué dans le dos, je suis restée. Même si j’avais envie de les laisser se débrouiller tout seuls avec leurs chiffres que personne n’aurait pu faire, je n’en ai rien fait. Même si mon boss continue de me chier dessus, je ne fais rien. J’encaisse et j’enrage en espérant qu’un jour… L’ange laissera la place au petit démon et à ce moment… On en reparlera !
[Merci à Slut-Draco pour l'image]
2 commentaires:
Très beau billet. L'abus de pouvoir est à la mode. Pour certain, ça leur donne le sentiment qu'ils sont quelqu'un. Des beaux trous de culs. Ensuite ils racontent ça comme une victoire, s'en vantent et le tout se renouvelle pour que d'autres trous de culs deviennent quelqu'un à leur tour.
Ma foi mais... Tu as tout compris! Que c'est bon de se savoir comprise! T'as pas idée! ;)
Encore une fois Marchello, merci de me suivre et de commenter! :)
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