dimanche 6 mai 2007

Amertume...


Même si je voulais qu'il en soit autrement, je ne peux rien y changer; je suis triste, parfois, lorsque je me mets à songer à toutes ces amitiés perdues ou égarées. Je cherche le pourquoi, le comment, le quand et plus souvent qu'autrement, je n'arrive pas à trouver de raisons suffisament pertinentes pour expliquer que plusieurs des personnes qui me sont chères soient disparues, ou peu s'en faut, de mon existence. Il pourrait y avoir 1000 raisons, 1000 explications; aucunes d'entre elles ne me semble posséder le poid nécessaire pour expliquer que 2 personnes qui se prétendent amies finissent par être reléguées au rang de connaissances.

Ma mère m'a dit un jour cette très sage paroles (une parmis TANT d'autres!); "Dans ta vie, tu auras des milliers de connaissances. Mais tes véritables amis qui seront avec toi jusqu'à ta mort, tu es chanceuse si tu peux les compter sur les doigts de ta main. Il y a ceux qui risqueraient leurs vies, sans hésiter, pour sauver la tienne et il y a les autres. Ces autres là, ce sont des connaissances..."

Dans le temps, je prétendais avoir 100 véritables amis. Des personnes que j'aurais juré qu'elles risqueraient leur vies pour sauver la mienne. L'enfance est aussi sinonyme de naiveté et Dieu que je l'étais. J'ai eu beau l'obstiner dans le temps; ma mère avait entièrement raison. Des véritables amis, on en a quelques-uns. Ils sont rares. Ils nous sont chers et on fait tout pour les conserver. C'est comme l'amour mais c'est sencé être à l'abri des séparations, des divorces, des chicanes. La distance, le temps ne sont pas sencés briser une amitié telle que celle que ma mère me dépeignait avec tant de détails dans mon enfance. Je suis peut-être seulement amère... Mais j'ai l'impression que certaines amitiés que je considérais comme cruciales sont en train de me glisser entre les doigts. C'est peut-être tout simplement aussi que les priorités ont changées, que la vie elle-même à changé, que nous, chacun de notre côté, ne sommes plus les même. Toujours est-il que... Ca me manque.

Ma "Biche" me manque... Affreusement parfois. Je l'ai très longtemps considéré comme mon âme soeur, mon ange gardien. Celui qui était toujours là pour me protéger, l'épaule réconfortante sur laquelle on essuie nos peines, nos larmes, nos joies. L'étreinte affectueuse qui chasse toutes les craintes du monde et qui repousse encore un peu les nuages gris qui s'amoncèlent dans notre ciel soudainement redevenu bleu. Le poid du monde est beaucoup plus facile à porter pour 2 paires d'épaules... Il me manque. Sa vie à changé... La mienne aussi... Toujours est-il que...

Je suis peut-être exigeante. Je suis peut-être trop demandante. Je suppose que ça doit être ça. Mais j'ai peine à me contenter d'une visite de 30 minutes 2 ou 3 fois par années, quand je passe près de chez-lui. Je trouve parfois difficile de ne pas lui parler, ne serais-ce que sur Internet, par exemple. Nous n'avons jamais été fans de téléphone ni un ni l'autre. Peut-être est-ce aussi le fait que je ne suis plus sa voisine. Et je ne le serai probablement plus jamais, de peur de briser l'intimité de sa petite famille qu'ils essaient de préserver tant bien que mal d'intrus non-désirés. Reste que... Parfois, j'ai peur d'être cette intrus. Parfois, je n'ose même pas arrêter chez-lui, de peur de déranger ou de l'importuner. Parfois, j'ai peur d'être de trop. Et dire qu'il fut un temps ou je savais que sa porte m'était ouverte 24 heures sur 24, 365 jours par année.

Les années ont passées. Elles ont laissé leur traces. Elles ont fait des ravages. Et toutes ces années sentent l'amertume à mes yeux. Toujours est-il que... Il me manque. Lui, sa douce moitié et la douceur chaude de cet enfant qui est le leur, petite boule d'amour aux yeux séducteurs, le seul et l'unique qui serre parfois dans ses bras (enfin je présume), un des membres importants de ma collection réservée au futurs enfants qui seront les miens...

Le temps à passé... Mais malgré tout, j'espère encore qu'il sait que je le considère toujours comme mon ange gardien même si depuis un certain temps il est parti protéger d'autres personnes qui en ont plus besoin que moi.

Je vous fais un gros calin à tous les 3... Et je sais bien que vous vous reconnaitrez...

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